mercredi 30 mai 2007

Mines de plombs

Casanova a raconté son enfermement dans les prisons de Venise (les fameux « Plombs »), où l'avaient conduit les soupçons des Inquisiteurs. De cette partie de sa vie, il a souligné plusieurs aspects : l'arbitraire avec lequel la Sérénissime pouvait emprisonner un de ses sujets, le côté implacable d'une « justice » opaque que l'on pourrait qualifier de kafkaïenne - n'eût été le risque d'anachronisme -, son étrange relation avec son geôlier et, pour finir, son extraordinaire évasion par les toits.

Ce sont ces différents aspects que Patrick Mallet a mis en images et textes, avec Les plombs de Venise (éditions Milan, collection Treize Etrange). Ces BD m'ont séduit par leur format, leur graphisme et leur récit. Le fait que je sois mordu de Venise et de ce Vénitien y est probablement pour quelque chose.

Sachez que cette sympathique série (3 tomes) est disponible en coffret, avec un dépliant cartonné, façon petit paravent à poser sur le bureau.


La fiche de cette série sur le site de la Bédéthèque.

2 commentaires:

Marc a dit…

Moi, j'ai trouvé le style du dessin "bof bof". Un peu trop ressemblant à ce qui se fait dans "Isaac le pirate", par exemple. On dirait qu'il y a eu une sorte de mode avec des BD en dessin naïf.
Ce qui ne veut pas dire que la série n'est pas bonne. C'est juste que à mes yeux, elle n'est pas aussi originale graphiquement qu'on pourrait le croire.

Monsieur de C a dit…

Il est vrai que le graphisme de l'un et de l'autre sont un peu de la même veine, et que trois tomes d'Isaac le Pirate étaient déjà sortis quand a été publié le premier tome des Plombs de Venise.

Cependant, peut-on vraiment parler de "mode" ?
Evidemment, si l'on fait la rapprochement avec Le marquis d'Anaon, cela fait trois séries de BD relevant à peu près de la même période historique (le XVIIIe siècle) et offrant des graphismes allant vers le naïf ou, en tout cas, s'éloignant des graphismes plus classiques ("monotones", diront certains) des séries sortant chez Glénat dans la collection "Vécu".

Mais, une mode, cela commence déjà à partir de trois ? ;-)