mercredi 2 mai 2007

L'appel de l'Aventure

L’ancre de miséricorde, à bord d’un navire de l’âge d’or de la marine à voile, c’est l’ancre de réserve, celle que l’on utilise dans les situations les plus difficiles quand les autres ancres n’ont pas suffi ou pas tenu.

Ici, c’est le nom d’une boutique de la rue de Siam, dans cette Brest de 1777, ce port de guerre et de commerce, avec les odeurs de goudron de ses chantiers naval, les remugles de la vase de son estuaire, la puanteur de la chiourme. Petit-Morgat, le fils du boutiquier, va se laisser emporter par l’appel de l’aventure, un appel qui prend des formes variées : un bagnard évadé, la figure de proue d’un navire, etc.



C’est relativement récemment que j’ai découvert et acheté ce roman de Pierre Mac Orlan, L’ancre de miséricorde, à l’occasion d’une réédition chez Phébus, collection Libretto (2005), attiré non seulement par le nom de l’auteur mais aussi par la couverture, un extrait d’un tableau de Vernet.


Plus qu’un roman pour la jeunesse, j’y ai découvert le roman d’une initiation, et d’une interrogation sur ce qu’est l’Aventure, ce chant de sirènes qui peut vous conduire sur des chemins au goût amer.

* * * * *

2 commentaires:

Louis-Armand. a dit…

Ah! Vous me mettez l'eau à la bouche! J'aime les romans, les romans d'aventures et la mer... Je l'ajoute à ma liste! Merci ;)

Monsieur de C a dit…

C'est un roman passé plutôt inaperçu, je le crains. Je n'irais pas prétendre tout savoir de ce qui a été publié sur les sujets maritimes et notamment sur la maritimité du XVIIIe siècle, mais j'ai tout de même écumé nombre de librairies, bouquinistes et bibliothèques.
Et ce roman de Mac Orlan m'avait échappé. Je le regrette, car il m'aurait sûrement passionné dès mon adolescence, quand je dévorais Henri de Monfreid ou Louis Garneray.