Au lieu de faire « boum ! », la poudre du Cartouche de Henri Helman, diffusé les 22 et 23 décembre dernier sur France 2, a fait « pssssshhhht... » à mes oreilles.
La filmographie du réalisateur de ce téléfilm, Henri Helman, m'avait incité à ne pas trop bondir de joie par avance. Certes, il a réalisé le téléfilm à peu près honorable Lagardère avec Bruno Wolkowitch (j'en ai dit quelques mots dans ce billet-là), mais en voyant qu'il avait à son actif des épisodes de Joséphine, ange gardien ou des Cordier, juge et flic, je m'accordais le droit à quelques doutes, comme je le disais précédemment. Sans compter que je n'avais pas le souvenir d'un film ou téléfilm où Frédéric Diefenthal m'eût marqué comme grand acteur...
Cependant, voulant juger sur pièce, j'étais devant ma télévision le 22 décembre au soir, devant le premier épisode de ce nouveau Cartouche. Pour le dire vite, je n'ai pas été convaincu par le premier épisode : dialogues manquant parfois de naturel, action parfois traînante, quelques détails peu crédibles. C'est donc à reculons que j'ai regardé le deuxième épisode. Ou, plutôt, que j'ai commencé à le regarder, car je n'ai pas réussi à tenir jusqu'au bout.
Soit je suis devenu trop exigeant, soit la fiction historique française a encore pas mal de progrès à faire.
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Pour que vous n'alliez pas croire que je me prosterne aveuglément devant la fiction historique anglo-saxonne alors que je vilipende la fiction historique française, je m'échappe du dix-huitième siècle pour gagner le Moyen Âge et dire que j'ai été atterré devant l'indigence de l'épisode dont j'ai vu quelques bouts aujourd'hui, sur France 4, de la série britannique Robin Hood / Robin des Bois, de Dominic Minghella et Foz Allan. Manifestement, les Britanniques ont eu aussi leur(s) Josée Dayan. Absence de rythme, dialogues à bâiller, costumes probablement empruntés pour partie au tournage d'un nanard « heroic fantasy » diffusé sur NRJ12 et pour partie à un reportage sur « les jeunes en capuche dans une banlieue près de chez vous » (sans blague, on voit même les coutures faites à la machine !), armes et armures en plastique de foire, sans parler de l'architecture Tudor pour des aventures censées se passer fin XIIe siècle. Pa-thé-ti-que.
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