C’est par la bande dessinée que j’ai attrapé le virus vénitien. Oh, pas dans le sens de « mal italien », comme on le disait au temps des guerres de François Ier, ou du « mal français » comme disaient les Italiens. Non, pas un de ces maux que l’on traitait par le mercure ou la lancette, mais un coup de foudre pour un lieu que je n’ai jamais visité jusqu’à aujourd’hui, et une époque que je ne connaîtrais jamais que par l’intermédiaire de témoignages.

Après Dufaux et Griffo et leur Giacomo C., ce sont deux Vénitiens qui, pourtant distants de deux siècles l’un de l’autre, me sont tombés dessus en même temps : Giacomo Casanova et Alvise Zorzi.

Casanova m’a tendu un piège avec ses Mémoires, dont j’avais trouvé une édition de poche, un peu tronquée, avant que de découvrir, bien plus tard, la très complète et très intéressante édition chez Robert Laffont.
Alvise Zorzi, lui, le descendant d’une des plus illustres familles de Venise, m’a pris dans ses filets avec plusieurs de ses ouvrages, dans lesquels il jette un regard à la fois aimant et sans concession sur sa ville et son histoire.




Pour aller un peu plus loin dans les questions historiques de la ville, quelques livres pas tout jeunes, mais facilement trouvables d'occasion :
- Philippe Braunstein & Robert Delort, Venise, portrait historique d’une cité (Editions du Seuil, collection Points Histoire, 1971, ISBN-13 : 978-2020006491) ;
- C. Diehl, La République de Venise (Flammarion, 1985, ISBN-13 : 978-2080811523) ;
- Frederic C. Lane, Venise. Une république maritime (Editions Flammarion, collection Champs, 1985, ISBN-13 : 978-2080811844 ; traduction française d’un ouvrage américain de 1973, Venice a Maritime Republic).



Enfin, une réédition récente d’une histoire de Venise très riche en détails, et présentée en coffret : Pierre Daru, Histoire de la République de Venise (éditions Robert Laffont, collection Bouquins, 2004, ISBN-13 : 978-2221913611).

Avec ces ouvrages-là, il y a de quoi s’imprégner de l’histoire de Venise, une étape qui me semble indispensable pour comprendre ce qu’est la Venise du Settecento, et dépasser le cliché de la ville du Carnaval permanent, de la superficialité et de la décadence.
Dans un prochain billet, je passerai en revue quelques livres plus directement consacré à la Venise du temps de Giacomo C., celle qui me fait vibrer.
* * * * *
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire