dimanche 24 février 2008

Le dix-huitième englouti


M
es passions pour l'histoire maritime, pour le dix-huitième siècle et pour l'archéologie se rencontrent et se conjuguent lorsqu'il s'agit d'archéologie sous-marine sur un navire de cette époque-là.
J'avais déjà mentionné, sur ce sujet, l'ouvrage relatif au navire Griffin, de l'East India Company, la compagnie anglaise des Indes orientales.

Aujourd'hui, je change de média, passant du livre au DVD, avec le reportage Un corsaire sous la mer de Jérôme Julienne (production Gédéon Programmes / Arte France / CNRS ImagesMédia / Blueberry, 2002).
Le reportage est scénarisé comme une enquête policière. Le point de départ en est la découverte par deux pratiquants de chasse sous-marine, en baie de Saint-Malo, de canons gisant à faible profondeur. La prospection archéologique conduit à découvrir bien plus que des canons : un site de naufrage de grande surface, riche en éléments très divers. Mais les indices ne concordent pas les uns avec les autres, notamment en ce qui concerne la datation des objets remontés.

Alors, le rêve d'avoir découvert l'épave d'une frégate corsaire du XVIIIe siècle va-t-il s'envoler devant les résultats des analyses de datation ?

Ne comptez pas sur moi pour vous livrer les clés de l'énigme. Vous les découvrirez en regardant ce reportage, tout à fait didactique, et récompénsé par plusieurs prix. Bien sûr, le reportage suit un scénario, mais il n'en est pas artificiel pour autant. Je pense que c'est dû, notamment, aux personnalités très engageantes, sincères, des personnes qui interviennent. Mention spéciale à Michel L'Hour et Elisabeth Veyrat, du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM).

Et pour ceux qui ont des goûts éclectiques, comme moi, le DVD en question contient deux autres reportages très intéressants, l'un sur une jonque du XVe siècle en mer de Chine, et l'autre sur un grand navire de commerce étrusque au large de Giens en Méditerranée.

Trois voyages dans le temps, à savourer confortablement installé.


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Récompenses obtenues par le reportage :
- Meilleur film d'archéologie sous-marine, Cinarchea, Kiel - 2004
- Deuxième Prix, Trophée Mif Science, Festival de santé de Liège - 2004
- Grand Prix, KINEON, Bruxelles -2003
- Prix d'excellence, Festival du Film archéologique d'Amiens - 2003
- Grand Prix du festival du film archéologique d'Icronos, Bordeaux - 2002
- Prix Aventure scientifique, Festival du Scoop, Angers - 2002



Pour la petite histoire, j'ai fait la connaissance, voici quelques années, de Michel L'Hour, à l'occasion d'une animation associative sur l'archéologie sous les eaux en Aquitaine et en Pays Basque ; et, si je n'ai pas eu l'occasion de le rencontrer souvent par la suite, j'ai trouvé, tant en chair et en os que dans des reportages, il garde une simplicité dans son abord et dans sa façon d'être. Une qualité tout à fait appréciable.

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2 commentaires:

Andromède a dit…

Oh oh O.O ! ça, ça m'intéresse. J'ai peur d'être un peu trop néophyte en archéologie ou en architecture marine en générale, mais bon... avec de la bonne volonté, tout est possible ^^;;;

Monsieur de C a dit…

Pour une entrée en matière qui ne fait mal ni à la tête ni au porte-feuille, je vous conseille L'histoire engloutie ou L'archéologie sous-marine, de Jean-Yves Blot (éditions Gallimard, collection Découvertes, 1995, ISBN 978-2070533114).
La fiche de ce livre se trouve sur le site de l'éditeur.

Je vous en souhaite, par avance, une bonne lecture.

signé Monsieur de C., tentateur assumé ;-)