Mandrin et Cartouche m'avaient fait de l'œil, chacun à sa manière, attirant ma curiosité vers ces deux brigands aux personnalités et parcours forts différents.
Je me suis laissé aller à acquérir deux romans pour voir comment ces deux brigands différents pouvaient vivre au travers de l'imagination d'une même plume, celle de Michel Peyramaure.
Les trois bandits, tome 1 : Cartouche (Robert Laffont, 2006, ISBN-13 : 978-2221106709)Louis Dominique Garthauszien, dit Cartouche, a été le plus célèbre et le plus redoutable brigand de son temps, celui de la Régence. Fils d'un tonnelier de la rue du Pont-aux-Chaux, à Paris, il rompt dans sa jeunesse avec sa famille pour entrer en délinquance, comme on entre en religion, avec une surprenante précocité et des dons incontestables. Alors qu'il n'a pas encore vingt ans, il est admis dans un gang dont, devenu le chef, il fait une organisation criminelle destinée à mettre Paris au pillage. Il saignera à blanc tous les nobles et les bourgeois qui s'enrichissent malgré la misère accablant la population. Il investira des villes entières et se conduira toujours envers ses victimes avec une forme d'élégance cruelle. Au-delà de l'Histoire, Michel Peyramaure s'est attaché à sonder l'âme de ce personnage hors du commun: exécrable bandit ou brigand d'honneur ? " Il avait, avoua un magistrat, de la politesse et des sentiments... "
Les trois bandits, tome 2 : Mandrin (Robert Laffont, 2007, ISBN-13 : 978-2221106891)Il a laissé dans notre imaginaire l'image du contrebandier au grand cœur qui venge les pauvres terrassés par l'impôt en détroussant les fermiers généraux avides et corrompus... Né en 1724, Louis Mandrin a dix-huit ans quand son père meurt, le laissant responsable d'une famille de neuf enfants. Compromis dans une rixe en 1753 et condamné à être roué vif, Louis se réfugie dans l'illégalité et s'enrôle dans une bande dont il devient bientôt le chef. A la tête de trois cents hommes de tout acabit, il pratique la contrebande sur une échelle jamais envisagée jusqu'alors. Cuirs, peaux, grain, fourrage, poudre et plomb, tabac, toiles peintes, mousselines, indiennes sont acheminés vers la France. Sel, tissus, produits coloniaux filent vers la Savoie. Mandrin vend ses marchandises dans les foires des villes du bord du Rhône, qu'il investit le temps de son commerce. Le temps aussi de libérer les prisonniers, séduire les femmes du monde et dépenser sans compter. Ses succès lui valent la sympathie d'une grande partie de la population et sa notoriété devient si considérable qu'elle menace l'autorité royale - qui jure sa perte...
Les romans sont-ils à la hauteur des présentations par l'éditeur, citées ci-dessus ? Je le saurai bientôt, et je viendrai vous en glisser deux mots.
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Note : le troisième tome est consacré à Vidocq, vers qui ma curiosité me porte moins.
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