dimanche 25 novembre 2007

Bandits, bandits

Au détour d'un rayonnage de bouquiniste, j'ai mis la main sur un livre réunissant, sous une même couverture, deux bandits célèbres du XVIIIe siècle, deux Louis : Louis Dominique Bourguignon dit Cartouche, et Louis Mandrin.

Tous deux sont nés dans des familles plutôt aisées, des artisans pour Cartouche et des négociants pour Mandrin. Cependant leurs vies vont bientôt les conduire sur les chemins du crime et à la tête de bandes redoutées, mais dans des voies différentes : quand Cartouche se spécialise plutôt dans le vol et le cambriolage, Mandrin joue la carte de la contrebande et de la lutte contre la Ferme générale.

Leurs chemins se rejoignent d'une certaine manière, à 34 ans d'intervalle : Cartouche, en 1721, et Mandrin, en 1755, finiront tous deux leurs jours roués vifs.
Les récits de leurs contemporains ont brossé leurs légendes respectives, les uns les noircissant, les autres les portant aux nues. Mandrin fera l'objet d'une complainte arrivée jusqu'à nous, née dans un opéra de Rameau, et Cartouche eut droit à la sienne également.

Le livre de Fernand Fleuret, Vies de Cartouche et Mandrin (Editions Cartouche, 2006, 2-915842-16-7) dépeint ces deux personnages d'après les livres de colportage. Je ne saurais dire s'il faut y chercher une « vérité » sur l'un ou l'autre, pour autant qu'il y en ait une. J'ai lu ce livre sans autre envie que celle de me divertir avec ces histoire de brigands et, sur ce point-là, je n'ai pas été déçu.

* * * * *

Pour aller plus loin :
Quelques pistes internet pour aller plus loin, vers Cartouche () et vers Mandrin (ici, et encore ).
Pour une idée du reste du catalogue des éditions Cartouche, voir .

3 commentaires:

Thomas B. a dit…

J'ai lu quelques ouvrages sur Mandrin, c'est effectivement passionnant. Le personnage n'était bien sûr pas blanc comme neige, mais la Ferme se posait là comme oppresseur du peuple. Je joue au Mandrin du Dimanche à chacun de mes trajets Franco-Suisse (pas de tabac ni d'indiennes, mais un bon Bordeaux et du filet mignon).

Elwin a dit…

Une petite légende valentinoise sur Mandrin: on raconte dans la ville où il fut executé que son trésor serait toujours caché sur un plateau sis non loin... avis aux amateurs. ;)

E.

andromède a dit…

Aaaah, Mandrin... Il me fait rire celui là, depuis que j'ai lu le livre pour enfants "Fantômette et le brigand" où la justicière à pompoms doit faire face à une espèce de zouave qui se prend pour Mandrin... et fait du trafic de marchandises en tricorne et pourpoint XD

J'ai dans ma pile une collection de trois ouvrages, écrits par des historiens, ceux-ci, qui reprennent les histoires de Mandrin, Cartouche, mais aussi Vidocq. Je vous dirais si cela vaut ou non un bon livre d'aventures de brigandages...