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vendredi 26 août 2011

Taillé bien comme il faut


 S’il y a bien une raison pour lesquelles je préfère les libraires « réelles » aux librairies « virtuelles », c’est notamment pour la possibilité de me sentir mon regard accroché par une couverture, de sentir les parfums des livres, de les prendre en mains, de les feuilleter. Et parfois, en me laissant interpeller par une couverture, en feuilletant un ouvrage, paf ! le coup de cœur.
Le dernier en date a été pour le livre L’Homme au Siècle des lumières, de Florent Véniel (texte) et Noëlle Delebarre (photos) (éditions Errance, collection Histoire vivante, 2011, ISBN 978-2-8772-456-2). Le genre de livres qui, quand je l’ai dans les mains, me fait dire « voilà un livre que j’aurais aimé concevoir et réaliser ! ».


Un livre de textes et de photographies pour nous présenter des costumes masculins du XVIIIe siècle, au travers des portraits d’une quinzaine de personnages : montreur de marionnettes, colleur d’affiche, maître d’armes, laquais, médecin, etc. Pour chaque personnage, le texte apporte des éléments de compréhension du contexte de sa profession au sein de la société, puis des éléments sur les pièces de son costume.
Le texte est très agréable à lire, les photos à la fois esthétiques et pratiques. Un ouvrage qui sait allier sérieux (pour autant que je puisse en juger) et facilité de lecture, fond et forme.
Pour qui s’intéresse au costume masculin des années 1740-1790 (en gros) et qui apprécie une approche de ce costume par la reconstitution, alors ce livre constitue un excellent achat pour une introduction au sujet. Mais il ne faut pas y chercher une anthologie du costume vu au travers de dessins ou peintures d’époque, par exemple, puisque ce n’est pas du tout l’objet de l’ouvrage.

Je profite de ce billet pour tirer mon chapeau et adresser mes félicitations à la troupe des Menus plaisirs (dont est membre l’auteur du livre) qui ont servi de mannequins pour ces différents portraits. Leur travail de reconstitution au service d’une « histoire vivante » mérite d’être salué, et cet ouvrage le fera connaître, je l’espère, au-delà du cercle des seuls initiés.

La question qui se pose désormais est : à quand l'ouvrage "La Femme au Siècle des Lumières" ?

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lundi 14 décembre 2009

L'élégance du geste d'acier



Parmi les lectures qui ont accompagné mon adolescence, trois courants ont façonné mes goûts de lecteur, leur donnant une assise solide sur un trépied : les récits de voyage, les romans policiers et les romans de cape et d'épée.
Ma vie ne m'a pas amené à être enquêteur, et je me suis contenté de me continuer à me creuser la tête au travers des polars. J'ai pu, en revanche, voyager, voir d'autres horizons sous d'autres cieux, rencontrer d'autres gens. Enfin, si je n'ai que rarement ceint une cape sur mes épaules, c'est très récemment que j'ai mis la main sur la poignée d'une épée.
La pratique de l'escrime sportive me tentait depuis plusieurs années, mais ce n'est que l'année dernière que j'ai finalement franchi la porte d'une salle d'armes. Il ne m'a fallu que quelques séances pour me retrouver « accro » à ce sport. Bien évidemment, je n'ai aucune prétention à devenir un redoutable compétiteur, et ce n'est pas du tout dans cet esprit-là que j'enfile ma tenue et mets la main sur la poignée d'une épée : je pratique l'escrime de loisir, de mon mieux, en voyant nos affrontements amicaux comme des moyens de progresser.


D'un autre côté, cela fait aussi des années que j'ai été séduit par des illustrations de traités d'escrime du XVIIIe siècle et par les élégantes épées de cette époque-là.
Ce sont les planches de la partie « Escrime » de l'Encyclopédie de Diderot & d'Alembert qui m'ont marqué les premières, pour autant que je m'en souvienne. Mais j'ai été encore plus séduit lorsque j'ai découvert les versions originales de ces planches dans le traité de Domenico Angelo, L'école des armes (1763), dont le chapitre Escrime de l'Encyclopédie n'est autre qu'un « pompage » éhonté (une pratique courante à l'époque, soulignons-le). Ah, ces planches au trait rehaussées de fines couleurs. Élégance des postures, des gestes que ces illustrations nous offrent.

Quant à l'épée de gentilhomme du dix-huitième siècle, l'épée de cour selon son appellation française (smallsword en anglais, espadín en espagnol et spadino en italien), je lui trouve une incomparable élégance de lignes.




J'avais déjà dit quelques mots de mes envies de mieux connaître et de pratiquer l'escrime du XVIIIe siècle, voici un peu plus d'un an.
A défaut d'avoir vraiment pu commencer à goûter à cette escrime-là pour l'instant, je continue à rassembler des informations sur l'escrime de cette époque-là, sur la pratique actuelle de cette forme d'escrime, sur les épées de cour de l'époque et sur les répliques actuelles, etc.
Je viendrai partager ici, avec les curieux, mes découvertes, mes projets et mes éventuelles mises en pratiques.

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dimanche 2 novembre 2008

Et si nous parlions de mode ?


I
l est des salons où je me sens à mon aise parce que je les fréquente assidument et que j'y participe aux discussions, dans divers domaines. Et d'autres salons où je suis plutôt un curieux, n'ayant pas toujours la matière pour participer aux discussions en apportant de l'information, en partageant de l'expérience, mais où je viens apprendre des choses.

C'est le cas du forum sur l'histoire du costume et de la mode, ouvert voici quelques semaines par Elisabeth, lectrice habituée de mes billets et à qui j'avais consacré l'un de mes billets, justement.

Dans ce forum, chacun, passionné, connaisseur ou curieux, du costume et de la mode peut venir y fureter, discuter, partager, découvrir. Du péplum au cardigan en passant par la lavallière, de la gazette d'époque au film d'aujourd'hui, en passant par les travaux de reproduction et de création des membres du forum, il y a là un espace bien riche.



N'hésitez pas à aller y faire quelques pas, ce sont des salons de bonne compagnie.

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mardi 14 octobre 2008

L'appel du fer



Même si ça peut paraître anecdotique, mon goût pour l'univers de cape et d'épée n'est pas du tout étranger à ma curiosité pour l'escrime en général.

Quand mes copains d'école préféraient les jeux de « cowboys et d'indiens » ou se passionnaient pour les films de Bruce Lee, mon esprit me portait plutôt vers Le capitan de Zévaco, les Mousquetaires de Dumas ou vers Fanfan la Tulipe et Scaramouche sur petit et grand écran. Cet univers fictionnel, auquel je suis encore très attaché aujourd'hui, a nourri ma curiosité pour l'escrime sportive, pour l'escrime artistique, et pour l'histoire de l'escrime.

L'histoire de l'escrime m'intéresse également, sous divers angles : sa pratique sociale, sa pratique « guerrière » (au sens large du terme), l'évolution de ses techniques, la conceptualisation par certains de ses théoriciens (les rapports à la géométrie ou à l'exercice du corps, pour ne citer que ces deux angles-là), la conception et la fabrication des composants de ces armes (lames, poignées, gardes, etc.) jusque dans leur dimension esthétique, etc.
Deux périodes m'intéressent plus particulièrement : le seizième siècle avec l'escrime à deux armes (rapière et dague), et surtout surtout surtout le dix-huitième siècle avec l'escrime à l'épée seule (à « l'épée de cour », au smallsword comme disent nos voisins d'outre-Manche).




Avoir parcouru des traités d'escrime du XVIIIe siècle, surtout lorsqu'ils étaient bellement illustrés, et regarder des retransmissions télévisuelles d'escrime actuelle n'avait fait que renforcer l'envie qui me titillait de longue date : franchir les portes d'une salle d'armes et goûter à l'escrime. C'est fait depuis quelques semaines, et me voici entré modestement dans la confrérie des joueurs d'épée.

Avec l'apprentissage de l'escrime d'aujourd'hui, je compte trouver une activité stimulante pour le corps et l'esprit, et la compréhension des bases de ce que je vois à la fois comme une activité sportive et un art martial. En parallèle, je souhaite m'intéresser plus profondément à l'escrime du XVIIIe siècle, puis la pratiquer non pas sous sa forme d'escrime « artistique » (c'est-à-dire la reproduction sous forme de spectacle chorégraphié), mais bien sous sa forme d'art martial.

Je ne sais pas si j'arriverai à suivre ces deux voies mais, au moins, ce n'est pas l'envie qui m'en manque.

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samedi 4 octobre 2008

Quand je prends le globe


L
es Robert de Vaugondy, père (Gilles, 1688-1766) et fils (Didier, 1723-1786), ont été des géographes majeurs du XVIIIe siècle, des descendants d'un géographe non moins majeur du siècle précédent, Nicolas Sanson.
Parmi leurs œuvres notables, le Grand atlas universel du père, et les globes – céleste et terrestre – du fils.
Mettre la main sur une carte des Robert de Vaugondy du XVIIIe siècle n'est pas impossible, mais le portefeuille va s'en ressentir.




Alors, j'ai ramené mes ambitions à un objet qui est plus un clin d'œil à ces géographes qu'un objet pleinement représentatif de leur art : un petit globe destiné à décorer un coin de mon bureau. L'original de ce globe, présenté à Louis XV, portait le tracé des parcours des grands explorateurs de l'époque.





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  • Quelques cartes de Didier Robert de Vaugondy sur cette page-là.
  • Si la réplique du globe de Vaugondy vous tente, laissez-vous aller à la tentation, là par exemple.

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vendredi 3 octobre 2008

Enclos de liberté


S
'il est un endroit du Paris du XVIIIe siècle qui retient mon attention, c'est bien l'enclos du Temple. Loin d'évoquer en moi la prison où sera retenue la famille de Louis XVI ou les députés « perdants » après Fructidor, c'est son image de ville dans la ville qui m'intrigue. Une ville avec ses hôtels particuliers et ses maisons d'habitation, ses boutiques d'artisans, son théâtre, son église, son couvent et son cloître, ses hôtes prestigieux, hôte-receveur en la personne du prince de Conti, grand prieur de l'Ordre du Temple, hôtes-reçus formant une société de gens de lettres, d'arts et de sciences, de Nattier à l'abbé Blavet, de Rousseau à Monthenaut d’Egli.
Il existe diverses représentations planes de cet enclos du Temple, comme dans le plan dit "de Turgot".




Mais j'ai été particulièrement séduit par le plan-relief découvert sur ce site-là, et faisant partie des collections du Musée Carnavalet de Paris.



Difficile d'imaginer, en se baladant dans l'actuel « square du Temple » (photo hébergée sur le site de la mairie de Paris), ce quartier bâti, tel qu'il était du temps de Conti. Ville dans la ville, État dans l'État, avec ses privilèges spéciaux, ses propres justice et police.

Quelque cinéaste ambitieux pourrait-il recréer cela dans un film dix-huitièmiste ? J'en serais grand client.

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lundi 11 août 2008

Messieurs les Béarnais, tirez les premiers !


L
e soleil et le ciel bleu étaient au rendez-vous samedi 9 août dernier, lorsque je me suis rendu à Laas, voir les animations évoquant l'aventure du régiment de Béarn au Canada, pendant la guerre franco-anglo-indienne.




Tant qu'à mener une guerre en dentelle, autant que le beau temps soit de la partie !



Sous l'œil de discrètes admiratrices de pierre...


Ma première impression a été que l'espace du parc du château de Laas avait été mieux occupé que l'année dernière : une plus grande partie du parc était accessible d'un seul tenant, contrairement à 2007 où une partie du camp français coupait l'espace en deux. L'organisation de l'espace en camp français, camp anglais et village des artisans était plus pratique, plus agréable. Coup de chapeau, d'ailleurs, aux artisans présents, du ferronnier aux costumières en passant par la confiturière, qui permettaient de découvrir leurs activités en direct.

Pour ce qui est des animations plus « militaires », les animations me semblent avoir gagné en diversité et en didactisme par rapport à l'année dernière. C'est, tout au moins, mon ressenti.


Pour le reste, je ne peux encore que féliciter tous ces bénévoles qui, au long de l'année, travaillent à préparer les animations présentées ici et là, pour le plaisir des petits et des grands.



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Monsieur le Marquis avait senti l'approche des Anglais.




Il avait rassemblé ses troupes, soldats du régiment de Béarn, miliciens et alliés indiens.












Face à eux, osons le dire, les infâmes Anglais du 60th Foot, et les non moins infâmes miliciens et alliés indiens.
(En ces terres béarnaises, à la bataille, c'est un peu comme pour le rugby, on a bien le droit de choisir une équipe à soutenir, non ?)












Nos miliciens et alliés indiens livrèrent des embuscades, comme ils savent le faire.



Les troupes françaises déployèrent bien de la bravoure, faisant front sans céder un pouce de terrain.


Mais cela n'empêcha pas l'issue de la bataille de leur être funeste...



Monsieur le Marquis salua ses adversaires : "Vous emportez la bataille, cette fois, et je vous salue. Le sort des armes nous sera peut-être plus favorable la prochaine fois !"



Quant à moi, cédant à l'appel de Monsieur le Marquis et de ses sergents recruteurs, je me suis dirigé vers le camp du régiment du Béarn, pour m'y enrôler sans tarder...


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Encore merci aux Sentiers de l'Histoire pour les autorisations de publier ici mes photos de ses membres pendant les animations.


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vendredi 8 août 2008

Le Canada au cœur du Béarn


L
'été dernier, je m'étais rendu à Laas, en Béarn, pour y découvrir des animations XVIIIe siècle.
Je n'ai pas pu m'impliquer pleinement dans les activités de cette association suite aux premiers contacts, fort sympathiques, que j'y avais noués. Mais je compte bien rattraper cela très prochainement.

Dès demain, je vais me rendre à nouveau à Laas, pour profiter des nouvelles animations proposées, avec notamment la construction d'un fortin. Je vous ferai un compte rendu de cette escapade canadiano-béarnaise dès que possible.


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dimanche 29 juin 2008

Plaisirs sur la toile


L
'association Les Menus Plaisirs a récemment lancé son site sur la toile. Vous y découvrirez la présentation de l'association, ses activités passées et à venir.


Mais, même s'ils sont maintenant leurs propres quartiers, les Menus Plaisirs auront toujours, qu'ils en soient assurés, table ouverte chez Monsieur de C. !

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Montreuil prend plaisir


L
es missives du Docteur Monnier ne me parlaient pas que du Havre. Elles faisaient également état de l'animation des 14 et 15 juin dernier à Montreuil-sur-Mer où les Menus Plaisirs, décidément bien actifs en cette fin de printemps et familiers de la cité, avaient investi la rue du Clape en Bas.




Chacun pouvait trouver son plaisir dans cette animation où revivait l'année 1779, qui dans la boutique de mode, qui dans la taverne, qui dans la rue où se côtoient les petits métiers et les charlatans, le montreur de marionnette et les voleurs à la tire, les hommes de police et les filles de joie, les soldats et même quelques visiteurs anglais.



A en croire les sourires, le plaisir a été au rendez-vous.





Mesdames, Messieurs, je vous tire mon tricorne.

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Grands plaisirs à la Nuit des Musées


I
l m'arrive de manquer à tous mes devoirs, et je ne me perdrai pas à essayer de trouver des excuses à l'inexcusable. Voici déjà plusieurs semaines que le docteur Monnier, des Menus Plaisirs, m'avait envoyé une missive me signalant une des activités de cette bonne compagnie, et je n'en avais fait aucun écho ici. Piètre échotier que je suis !

Je me rattrape donc aujourd'hui, glissant quelques lignes et illustrations dans ma gazette du jour.


Les Menus Plaisirs ont participé à la Nuit des Musées, le 17 mai dernier. A cette occasion, la joeyuse troupe avait investi la Maison de l'armateur au Havre, un des rares vestiges du XVIIIème siècle dans cette ville.
La maison a été construite a partir de 1790 par l'architecte des fortifications et fontainier de la ville du Havre, Paul Michel Thibault (1735-1799). Cette maison, dont les décorations intérieures datent pour certaines de 1802 (Adrien Paris), possède, en son centre, un merveilleux puits de lumière octogonal qui dessert toutes les pièces réaménagées sur 5 étages : cuisine, boudoir, salle à manger, hall d'entrée, chambres, bibliothèque, salons, lieux d'aisances, chambre de domestiques, etc.



Les Menus Plaisirs ont fait gaiement cohabiter la domesticité et la famille de l'architecte nouvellement installé dans cette belle maison, pour le plus grand plaisir des nombreux visiteurs qui se sont succédés sans interruption de 17h à 1h30 du matin.













Une petite voix me souffle à l'oreille que les Menus Plaisirs y seront de nouveau au rendez-vous.


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Photos de l'animation aimablement fournies par le Dr Monnier, des Menus Plaisirs.

Photo de la maison de l'armateur hébergée sur ce site-là.


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dimanche 22 juin 2008

Paradoxe bien vivant


L
'expression « In memoriam » est le plus souvent utilisée pour signaler, dans le sommaire d'un livre ou le générique d'un film, que l'on dédie une œuvre à la mémoire d'un défunt. Paradoxalement, c'est le nom choisi par un groupe québécois bien vivant, la Société d'histoire In Memoriam, qui fait vivre notre passé aujourd'hui.
Je les avais invités dans ces billets voici déjà plus d'un an, et je reçois régulièrement des nouvelles de leurs activités.

Je me fais aujourd'hui l'écho, avec un peu de retard, de leur première activité de 2008, portant sur l'année 1755.




Vous pouvez découvrir cette activité au travers de quatre albums photographiques thématiques :

- la vie militaire : « Munis d'un billet de logement, les militaires tiennent "garnison" dans une partie de la demeure de Madame » ;

- la vie de la maisonnée : « Aux cuisines ou dans les appartements de Madame, les domestiques s'affairent dans leur tâches respectives » ;

- les occupations de Madame : « Entre la chasse, sa toilette et les repas; Madame gère sa maisonnée » ;

- tous réunis : « Que ce soit pour une soirée, un repas ou pour une fête, Madame, la maisonnée et les militaires peuvent se réunir ».


Allez feuilleter leurs albums et voyagez donc dans le temps. Cette société est de fort bonne compagnie.

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jeudi 19 juin 2008

La Bête au musée


L
a Bête n'aurait peut-être pas été ravie de voir que je lui consacre mon premier billet à son sujet en en faisant un sujet de curiosité.

Je me disais qu'il y aurait très probablement, quelque part dans le « pays de la Bête », un endroit où attirer les gens curieux de cette histoire. Et je n'ai pas été déçu, trouvant très facilement la trace du Musée fantastique de la Bête du Gévaudan, à Saugues (43170). C'est un peu loin de mes terres pour que j'y fasse une escapade d'un jour, mais je compte bien me rendre dans ces contrées-là, prochainement, pour découvrir en direct leurs paysages prometteurs, leurs villes et villages chargés d'histoire. Alors ce musée sera assurément une de mes étapes.

Si quelque lecteur ou lectrice de ces colonnes est passé(e) par là, qu'il ou elle n'hésite pas à en faire part au travers d'un commentaire.


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Je me permets juste de regretter que le site internet du musée soit tristounet et pas mis à jour de longue date.

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jeudi 8 mai 2008

Clin d'œil à Fanfan


J
'avais déjà invité dans ces colonnes, avec son accord, le dessinateur Pierre Joux. Repassant en revue, ce jour, certaines des illustrations qu'il m'avait envoyées, je me suis arrêté sur l'une d'entre elles, qui m'a fait penser aux films Fanfan la Tulipe, et plus particulièrement au personnage de Fier-à-bras, interprété par Noël Roquevert dans la version de Christian-Jacque et par Philippe Dormoy dans celle de Gérard Krawczyk.














Tout l'art de la séduction, vu par un dragon. Avouez que ça change des manières du hussard !


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Photographies
- Gina Lollobrigida et Noël Roquevert (photographe inconnu de ma part)
- Vincent Perez et Philippe Dormoy (© Olivier Gachen)

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mardi 12 février 2008

Goutte au nez et sourire aux lèvres

Alors que certains profitaient du temps ensoleillé de la fin de semaine qui vient de passer pour faire trempette à la mer, quelques individus se livraient à de curieux rites, à Montreuil-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, à peu près aussi loin de mes terres basques qu'il est possible de voyager en chaise de poste au sein de royaume de France.















Emperruqués, en chapeau ou en cheveux, vêtus de gros ou de velours, ils festoyaient, tant hommes que femmes, au cabaret de La goutte au nez.

Je ne doute pas qu'ils auraient accepté une compagnie tout aussi passionnée que la leur, pour partager bonne chère et bons conseils.



Mais j'incline à croire qu'il valait ne pas arriver sans s'annoncer, car le comité d'accueil, sur le chemin de ronde, ne maniait pas que la dive bouteille.




Je ne désespère pas de pouvoir chevaucher un jour jusqu'à eux. Mais je n'arriverai pas les fontes vides. Jambon de Bayonne et vin de Béarn, voilà des clefs qui doivent ouvrir les portes d'un tel cabaret.

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Retrouvez l'association Les menus plaisirs sur leur site et sur leur blog (et notamment leur billet sur cette activité à Montreuil), ainsi que dans mes billets (ici et ).
Les photographies sont reproduites ici avec l'aimable autorisation de cette association. Qu'elle en soit remerciée ici une fois encore.


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dimanche 30 septembre 2007

L'élégance dix-huitièmiste sur le petit écran

La chaîne de télévision Arte, dont il est de notoriété publique qu'elle court plutôt après les productions de qualité, contrairement à d'autres chaînes dont je ne dresserai pas la liste pour ne pas faire de peine à TF1, va bientôt diffuser une série d'émissions constituant une Histoire du look.
Arte nous promet « du drapé de la toge à l'avènement de la minijupe, de la Rome antique à nos jours, une enquête historique sur la mode et le stylisme à travers les âges. »

Si la première, diffusée demain 1er octobre, est consacrée à « l'élégance à la romaine », celle du 2 octobre aux « fières allures médiévales », celle du 4 octobre aux « révolutions et modes » du XIXe siècle et celle du 5 octobre aux « libertés en s'habillant » du XXe siècle, c'est bien évidemment celle du 3 octobre qui a retenu toute mon attention avec ses « perruques et belles dentelles ». Je me permets d'en reproduire ici le court texte de présentation fourni par la chaîne :
Du XVIe au XVIIIe siècle, il s'agit toujours de contraindre le corps. Dès 1550, celui de la femme s'emprisonne dans les corsages baleinés et les robes à vertugadin. Puis la fraise godronnée devient énorme. Et si la tenue du mousquetaire concilie élégance et souplesse, le règne de Louis XIV voit affubler les hommes d'une débauche de fioritures, de rubans, de perruques. Tandis qu'en Angleterre, le vêtement féminin s'allège, la France des Lumières et de Marie-Antoinette cultive toujours avec rage les falbalas.

Mon fidèle correspondant auprès de l'association des Menus plaisirs, ce bon Docteur Monnier, a glissé à mon oreille que de nombreuses associations de reconstitution historique ont contribué à ces émissions, dont les Mercenaires du Velay, la Confrérie facétieuse, les Compagnons duellistes, les Compagnons de l'Hermine radieuse et bien sûr les Menus Plaisirs.
Un dossier plus complet est disponible, au format PDF, en cliquant sur ce lien-ci.

En guise d'apéritif, voici un cliché fourni par Les Menus Plaisirs et reproduit avec leur aimable autorisation, cliché pris sur le cotre Le Renard [voir note] dans la baie de Saint-Malo lors du tournage des émissions d'Arte sur l'Histoire du look, justement.

Je compte bien enregistrer cette série d'émissions. Et regarder en direct celle consacrée au XVIIe et XVIIIe siècles, au moins. J'imagine que vous aussi, chers lecteurs et aimables lectrices, prendrez un peu de votre temps pour découvrir cela.


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[Note] Ce navire Le Renard est la réplique du dernier navire de Robert Surcouf, le célèbre marin à deux faces, la face lumineuse du corsaire et la face sombre du négrier. En tant qu'amoureux du patrimoine maritime, je salue le travail de l'association qui a reconstitué ce navire et qui le fait vivre aujourd'hui.


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samedi 22 septembre 2007

Dourdan, voyage dix-huitiémiste

J'avais attiré votre attention, chers lecteurs et aimables lectrices, sur les animations dix-huitiémistes organisées à Dourdan, dans l'Essonne, il y a tout juste une semaine par la sympathique équipe des Menus Plaisirs.
Ayant tissé des liens épistolaires avec quelques membres de l'association, j'ai été destinataire de clichés de ces animations, clichés que je partage avec vous avec l'autorisation de l'association.



Les derniers préparatifs avant de plonger de se lancer dans la rue ?















Monsieur l'abbé sonne le rappel de la troupe.





















« Sommes-nous tous là ? »
















Portrait de groupe.





















Le patrimoine, vivant, à portée de tous.

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