Chébec, tartane, felouque, demi-galère. Des noms de navires peut-être moins familiers que vaisseau, frégate, cotre. Tout au moins pour ceux tournés vers les questions maritimes atlantiques, vers le Ponant.
Pour ma part, c'est bien vers les espaces atlantiques que mon regard s'était principalement tourné. D'abord par proximité géographique, puisque la côte basque est tournée vers l'Atlantique. Ensuite parce que mes premières lectures ont été imprégnées de l'histoire des ports français atlantiques. Si j'étais né à Toulon ou Marseille, mon imprégnation aurait été différente. Mais mon héritage culturel est bien atlantique.
Ma curiosité pour la maritimité méditerranéenne est d'abord née dans mon intérêt pour l'archéologie sous-marine. Et c'est par la marine et les ports antiques que j'ai commencé à découvrir la Mare nostrum. Et j'avais envie d'en savoir plus sur la marine méditerranéenne du XVIIIe siècle.
Modèle naval réalisé par Olivier Bello - photographié par Karl Durupt
J'ai donc profité de trouver, sur l'étalage d'un bouquiniste avec qui je commence à nouer des relations livresques intéressantes, l'ouvrage de
Jean Boudriot et Hubert Berti,
Chébecs et bâtiments méditerranéens – Le Requin – 1750 (Éditions Ancre, Collection archéologique navale française, 1987).

Le livre était en très bon état, et à moins de moitié prix que le neuf. Je n'allais donc pas me priver. L'ouvrage brosse un portait de famille de ces bateaux méditerranéens, avant d'approfondir le portrait de l'un d'eux, Le Requin, un chébec de la marine royale construit en 1750-1751 et retiré du service vingt ans plus tard.
La monographie de ce chébec fit une large place à la réalisation d'un modèle réduit, comme tous les livres de cette collection archéologique navale. Je ne suis pas un modéliste naval assez doué pour profiter pleinement de cette richesse document et de ces plans détaillés, mais ça ne m'empêche pas de m'y plonger avec gourmandise.
Le prix de l'ouvrage en fait un livre qui n'est pas destiné au grand public, au simple curieux. Mais pour les passionnés, il y a là de quoi être pleinement satisfait.
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La fiche de présentation de l'ouvrage est à consulter sur le site de l'éditeur.
Le modèle naval dont la photographie est portée dans l'article est présenté sur cette page-là.* * * * *