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samedi 21 février 2015

Justine, de 2D en 3D


Outre les personnages (locaux et touristes) et les décors humains et naturels de Haute-Savoie, à partir desquels il a bâti sa série de BD humoristique Fanfoué des Pnottas, Félix Meynet aime (et sait) dessiner des jeunes femmes léger et court vêtues – pourrais-je écrire pour les qualifier en paraphrasant La Fontaine.

Le carnet d’illustrations publié aux Comix Buro (2011, ISBN 978-2-916518-44-2) porte, en couverture, une de ces jeunes femmes, dans un style dix-huitiémiste.



L’éditeur de figurines Attakus a donné une dimension supplémentaire à cette jeune femme, sous l’appellation Lady Justine (référence FM01, 2013).




La figurine est assortie de ce commentaire de Félix Meynet :
"Allons, Lady Justine n’est pas libertine, juste un peu coquine.
Mutine mais pas assassine, elle ne s’en laisse pas compter
par les comtes bloqués et autres marquis marris.
En plein XVIIIème siècle, elle fait sa révolution et fait craquer les corsets de la morale guindée.
Un jupon, un grain de beauté discret, un regard et c’est le siècle des lumières qui s’illumine !"



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mercredi 29 décembre 2010

Bien plus que du chiffon

 
Amateurs de poupées en plastique de piètre qualité habillées de polyester étincelant et mal coupé, passez votre chemin. A la Historical Figure Foundation (Fondation des figurines historiques), l’objectif est l’éducation à l’art et à l’histoire en passant par des figurines et des monologues créés par George S. Stuart. N’allez pas croire que je fais le malin en vous disant cela, je me contente de traduire à la volée un petit bout de la présentation publiée au bas de la page d’accueil du site.
 
Yolande de Polastron, duchesse de Polignac

La collection comprend plus de 400 figurines – je devrais peut-être écrire « mannequins » – évoquant diverses époques et divers pays. Il aurait été bien improbable qu’il n’y eût pas (petit clin d'œil à un président qui se pique d’imparfait du subjonctif pour qu’on évite de penser qu’il est inculte) de mannequins correspondant à notre dix-huitième siècle.
 
Samuel Adams, un des pères de
l’indépendance des États-Unis

Plusieurs groupes de ces mannequins comportent des figurines qui peuvent retenir notre attention. Par exemple :
- celui sur les personnalités de notre « Ancien Régime » français, sous les Bourbons ;
- celui sur les personnalités de la « Révolution américaine » ;
- celui sur la Russie des Romanov.

Cela dit, ne vous sentez surtout pas interdits de visiter l’ensemble des pages de la collection !

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Illustrations :
Yolande de Polastron, duchesse de Polignac
Samuel Adams, un des pères de l’indépendance des États-Unis

mercredi 19 novembre 2008

Du côté du Levant


C
hébec, tartane, felouque, demi-galère. Des noms de navires peut-être moins familiers que vaisseau, frégate, cotre. Tout au moins pour ceux tournés vers les questions maritimes atlantiques, vers le Ponant.
Pour ma part, c'est bien vers les espaces atlantiques que mon regard s'était principalement tourné. D'abord par proximité géographique, puisque la côte basque est tournée vers l'Atlantique. Ensuite parce que mes premières lectures ont été imprégnées de l'histoire des ports français atlantiques. Si j'étais né à Toulon ou Marseille, mon imprégnation aurait été différente. Mais mon héritage culturel est bien atlantique.
Ma curiosité pour la maritimité méditerranéenne est d'abord née dans mon intérêt pour l'archéologie sous-marine. Et c'est par la marine et les ports antiques que j'ai commencé à découvrir la Mare nostrum. Et j'avais envie d'en savoir plus sur la marine méditerranéenne du XVIIIe siècle.

Modèle naval réalisé par Olivier Bello - photographié par Karl Durupt


J'ai donc profité de trouver, sur l'étalage d'un bouquiniste avec qui je commence à nouer des relations livresques intéressantes, l'ouvrage de Jean Boudriot et Hubert Berti, Chébecs et bâtiments méditerranéens – Le Requin – 1750 (Éditions Ancre, Collection archéologique navale française, 1987).
Le livre était en très bon état, et à moins de moitié prix que le neuf. Je n'allais donc pas me priver. L'ouvrage brosse un portait de famille de ces bateaux méditerranéens, avant d'approfondir le portrait de l'un d'eux, Le Requin, un chébec de la marine royale construit en 1750-1751 et retiré du service vingt ans plus tard.
La monographie de ce chébec fit une large place à la réalisation d'un modèle réduit, comme tous les livres de cette collection archéologique navale. Je ne suis pas un modéliste naval assez doué pour profiter pleinement de cette richesse document et de ces plans détaillés, mais ça ne m'empêche pas de m'y plonger avec gourmandise.

Le prix de l'ouvrage en fait un livre qui n'est pas destiné au grand public, au simple curieux. Mais pour les passionnés, il y a là de quoi être pleinement satisfait.

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La fiche de présentation de l'ouvrage est à consulter sur le site de l'éditeur.

Le modèle naval dont la photographie est portée dans l'article est présenté sur cette page-là.


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mercredi 19 mars 2008

Petits instants dans le salon


L
e fabricant de miniatures The Foundry produit une gamme dix-huitièmiste dont je suis friand, et dont je vous ai fait connaître quelques exemples.

La saynette d'aujourd'hui pourrait s'intégrer dans un petit salon. Mais la référence au chevalier d'Eon pour le personnage assis faisant la lecture me fait sourire : je le trouve bien plus sage, là, que ce qui se raconte sur lui, jusque dans ses propres mémoires.



(Figurines The Foundry)

mardi 15 janvier 2008

L'épervier entre vos mains

J'ai déjà présenté la série de BD L'Épervier, née du talent de Pellerin. Son héros, Yann de Kermeur, corsaire par choix et fugitif par force, est passé de la représentation à plat à une forme en relief, grâce à l'éditeur de figurines Leblon-Delienne. Les passionnés de L'Épervier pourront donc casser leur tirelire (prévoir une bonne poignée de doublons, tout de même) et s'offrir une représentation de leur héros grande comme une main environ.



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Pour plus de détails, regardez la fiche de présentation de la figurine.

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mercredi 19 décembre 2007

En petite société

Un pouce. Un peu plus de deux centimètres et demi. Format Tom Pouce, en quelque sorte. Voilà des invités qui ne vous encombreront pas trop, si vous les conviez dans votre salon.

Et ils crotteront sûrement moins vos tapis que les contrebandiers que je vous ai présentés voici quelques jours.

A défaut de recourir au talentueux service de costumière de Lisa, mettez à l'épreuve vos talents de peintre, et transformez ces figurines de métal terne en de petits personnages colorés. Ne lésinez pas sur les velours et les soieries, aucun tailleur ne viendra vous en réclamer le paiement.


(Figurines The Foundry)

mardi 11 décembre 2007

Moonfleet au creux de la main

Il faudra qu'un de ces jours je trace quelques lignes de ma plume pour dire tout le bien que je pense du roman de Falkner Moonfleet, et de quelques oeuvres qui en ont été adaptées pour le cinéma ou la bande dessinée.

Mais aujourd'hui, ce sont des contrebandiers miniatures que j'invite dans les salons de Monsieur de C. La firme The Foundry (anciennement Wargames Foundry) produit des miniatures remarquables de finesse de gravure et de « vie ». Et j'en ai acheté plus d'une, au long des années. Mes prochaines acquisitions se feront dans la gamme dix-huitiémiste, qui s'est agrandie hors des habituels sentiers des troupes guerrières, pour aller vers des sujets plus civils.


Aujourd'hui, je jette un coup de lanterne sur ces contrebandiers, avant que de pointer, plus tard, d'autres petits groupes de figurines dont j'entends la petite voix me dire « et nous, et nous, emportez-nous aussi! ».


jeudi 9 août 2007

Un pirate au creux de la main


La firme Pilipili produit des miniatures aux poses pleines de vie et d'une grande finesse de gravure. Plusieurs d'entre elles m'ont fortement impressionné, et parmi celles-là, en voici une particulièrement évocatrice de mes souvenirs de lecture de l'Ile au trésor et des illustrations de Wyeth.

Mon talent de peintre ne me permet pas de transformer une figurine de métal de 120mm de haut (échelle 1/15e) en une telle œuvre. Aussi, je préfère vous montrer, là encore, sa mise en valeur par un peintre de grand talent.




Pour les explications sur les échelles des miniatures, vous pouvez vous reporter à mon précédent billet sur ce sujet.

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Note : La photo reproduite ici est propriété de Pilipili. L'utilisation que j'en fais est destinée à présenter cette création, et non à enfreindre les droits de propriété qui y affèrent.

lundi 23 juillet 2007

Artistes en miniatures

Si j'ai découvert le monde à taille réduite d'abord avec les trains miniatures puis avec des maquettes de bateaux en plastique (sous la double influence, je me souviens, des films Surcouf, le tigre des sept mers et Le Crabe Tambour), je me suis petit à petit intéressé à la figurine, peut-être même un peu plus qu'aux véhicules et décors. D'abord par l'intermédiaire d'un magasin de modèles réduits (aujourd'hui disparu) qui était ma source d'information presque unique ; ensuite, grâce à la revue Figurines, une des références en la matière.

Si quelques périodes historiques (Moyen Age, période napoléonienne, Deuxième guerre mondiale) représentent la très grande majorité des figurines produites, le XVIIIe siècle n'est pas totalement absent du paysage.
Je viendrai donc faire part, ici, de quelques coups de coeur pour de telles figurines, sous divers formats (plats, rondes-bosses, etc.), diverses présentations (entières ou bustes), divers échelles (25mm, 54mm, 90mm, etc. [voir note]).
Ces coups de coeur ne sont pas tous transformés en achats de ma part. Et, lorsque j'en achète, je ne prétends pas les peindre comme un artiste. Aussi, je mettrai en valeur les réalisations de figurinistes de talent plutôt que les miennes. Ce sera plus agréable pour les yeux !

Et, pour ouvrir le ban, voici deux interprétations d'un Mohawk, un buste (échelle 200mm) et une figurine en pied (échelle 54mm), tous deux édités par la firme italienne Pegaso.














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[Note] Les échelles des figurines sont exprimées de deux manières principales :
- soit par le facteur de réduction entre la taille grandeur nature et la taille du modèle réduit. On parle, par exemple, de figurine au 1/32ème, au 1/72ème ;
- soit par la taille de la figurine elle-même, taille généralement mesurée entre les pieds et les yeux, pour s'affranchir des soucis de taille d'un éventuel couvre-chef. On parle alors de figurine de 25mm, de 54mm, de 200mm, pour le système métrique, ou de figurines de 18 pouces, par exemple, dans le système "impérial" anglo-saxon.

A titre indicatif, il y a des correspondances plus ou moins fines entre certaines échelles vues d'une manière ou de l'autre, par exemple entre le 1/72ème et le 25mm, ou entre le 1/35ème ou 1/32ème et le 54mm.