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dimanche 31 mai 2009

Cap sur Saint-Martin !


Le musée Ernest Cognacq, à Saint-Martin-de-Ré , présente du 4 avril 2009 au 15 mars 2010 sa nouvelle exposition temporaire, « Larguez les amarres ! », une évocation de la vie à bord des vaisseaux du XVIIIe siècle.

Ma curiosité me poussera certainement à mettre le cap sur Ré, pour découvrir cette exposition.

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  • Pour plus de détails sur l'exposition, dont le dossier de presse de 18 pages, dirigez-vous vers cette page-là.

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Lumières océaniques


Le Conseil des musées de Poitou-Charentes avait publié, en 1998, une CD-ROM sur le thème L'Océanie des Lumières, c'est-à-dire l'exploration, par les marins du XVIIIe siècle (Bougainville, Cook, La Pérouse et autres d'Entrecasteaux) de ces mers et terres lointaines.

A défaut de pouvoir mettre la main sur un exemplaire de ce CD-ROM, il reste la possibilité de visiter cette très intéressante exposition virtuelle.




Un petit regret, toutefois : l'ergonomie du site, qui ne rend pas tout à fait évidente la navigation du visiteur (un comble pour un site sur le sujet de la navigation !).

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dimanche 2 novembre 2008

Et si nous parlions de mode ?


I
l est des salons où je me sens à mon aise parce que je les fréquente assidument et que j'y participe aux discussions, dans divers domaines. Et d'autres salons où je suis plutôt un curieux, n'ayant pas toujours la matière pour participer aux discussions en apportant de l'information, en partageant de l'expérience, mais où je viens apprendre des choses.

C'est le cas du forum sur l'histoire du costume et de la mode, ouvert voici quelques semaines par Elisabeth, lectrice habituée de mes billets et à qui j'avais consacré l'un de mes billets, justement.

Dans ce forum, chacun, passionné, connaisseur ou curieux, du costume et de la mode peut venir y fureter, discuter, partager, découvrir. Du péplum au cardigan en passant par la lavallière, de la gazette d'époque au film d'aujourd'hui, en passant par les travaux de reproduction et de création des membres du forum, il y a là un espace bien riche.



N'hésitez pas à aller y faire quelques pas, ce sont des salons de bonne compagnie.

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jeudi 16 octobre 2008

Une porte ouverte sur Chardin


U
n sympathique voyage en compagnie de Chardin est proposé par José Gonçalvès, dans son ouvrage Jean-Siémon Chardin (ACR Edition, collection PocheCouleur, 1999, ISBN 2-867770-125-2).

Un ouvrage qui approche l'œuvre de Chardin avec un regard critique, soulignant tant ses points forts que ses points faibles. La lecture de cet ouvrage m'a permis de mieux comprendre mes ressentis sur l'œuvre de Chardin, ressentis exposés dans mon précédent billet.


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dimanche 17 août 2008

Venise settecentiste pour les jeunes... et les autres


Toujours à l'affût de livres permettant de franchir facilement les portes du XVIIIème siècle, j'ai découvert l'existence d'un livre italien, manifestement destiné à « la jeunesse » (un critère qui ne m'a jamais empêché d'acheter un livre, bien au contraire), et qui vise à faire découvrir la Venise du Settecento à ses lecteurs.

La couverture ici illustrée est celle d'une édition de 1970, d'après ce que j'en ai lu, mais il en existe une édition pas trop ancienne : Elisabetta Pasqualin & Giovanni Nucci, Venezia nel Settecento (éditions Palombi Fratelli, 1998, ISBN 88-7621-108-X).

Une seule réaction de ma part : il me le faut !

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mercredi 23 juillet 2008

La vie en dentelles


I
l suffit parfois d'un peu de chance pour trouver ce que l'on avait cessé de chercher faute d'en apercevoir de temps en temps.

C'est ainsi que, alors que je n'y pensais plus trop, j'ai déniché un exemplaire en bon état du livre La vie prive des hommes au temps de Louis XV et des guerres en dentelles, 1715-1785, de Pierre Miquel et Paul-Henry Plantain, illustré par Pierre Joubert (Hachette, 1983, ISBN-13 9782010023415). Il existe des éditions antérieures (1977, notamment), mais celle-ci me convient très bien.
Comme tous les livres de cette collection, cet ouvrage est organisé en courts chapitres thématiques, présentés en deux pages, avec environ u demi-page de texte et une page et demie d'illustrations légendées. Avec des thèmes aussi variés que « La fin des galères », « La grande Encyclopédie », « Des colonels âgés de sept ans », « La mode des lanternes magiques » ou encore « Des cafés publics en vogue », voilà une façon bien agréable de partir à la découverte du siècle des Lumières. Une façon moins austère, en tout cas, que bien des manuels scolaires.

A recommander, donc, à ce que les livres d'histoire au collège intimident. Et aux curieux de tous âges.

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jeudi 19 juin 2008

La Bête au musée


L
a Bête n'aurait peut-être pas été ravie de voir que je lui consacre mon premier billet à son sujet en en faisant un sujet de curiosité.

Je me disais qu'il y aurait très probablement, quelque part dans le « pays de la Bête », un endroit où attirer les gens curieux de cette histoire. Et je n'ai pas été déçu, trouvant très facilement la trace du Musée fantastique de la Bête du Gévaudan, à Saugues (43170). C'est un peu loin de mes terres pour que j'y fasse une escapade d'un jour, mais je compte bien me rendre dans ces contrées-là, prochainement, pour découvrir en direct leurs paysages prometteurs, leurs villes et villages chargés d'histoire. Alors ce musée sera assurément une de mes étapes.

Si quelque lecteur ou lectrice de ces colonnes est passé(e) par là, qu'il ou elle n'hésite pas à en faire part au travers d'un commentaire.


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Je me permets juste de regretter que le site internet du musée soit tristounet et pas mis à jour de longue date.

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jeudi 3 avril 2008

Découvrir les Lumières


Les rayons jeunesse des librairies sont des endroits où je trouve souvent des ouvrages intéressants pour faire des premiers pas dans un sujet. Bon, en l'occurrence, les Lumières, ce n'est pas un sujet qui m'est vraiment inconnu.

Mais l'ouvrage collectif Les Lumières et la Révolution (édition Gallimard-Larousse, collection Découvertes Junior, 1992, ISBN-13 978-2070549115) a tout de l'ouvrage que j'aurais voulu avoir entre les mains au moment de découvrir cette période. Très didactique, superbement illustré, à l'image des ouvrages publiés dans d'autres collections chez Gallimard (« Découvertes », « Les yeux de la découverte »), difficile de lui résister.



D'ailleurs, je n'ai pas résisté.



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dimanche 24 février 2008

Le dix-huitième englouti


M
es passions pour l'histoire maritime, pour le dix-huitième siècle et pour l'archéologie se rencontrent et se conjuguent lorsqu'il s'agit d'archéologie sous-marine sur un navire de cette époque-là.
J'avais déjà mentionné, sur ce sujet, l'ouvrage relatif au navire Griffin, de l'East India Company, la compagnie anglaise des Indes orientales.

Aujourd'hui, je change de média, passant du livre au DVD, avec le reportage Un corsaire sous la mer de Jérôme Julienne (production Gédéon Programmes / Arte France / CNRS ImagesMédia / Blueberry, 2002).
Le reportage est scénarisé comme une enquête policière. Le point de départ en est la découverte par deux pratiquants de chasse sous-marine, en baie de Saint-Malo, de canons gisant à faible profondeur. La prospection archéologique conduit à découvrir bien plus que des canons : un site de naufrage de grande surface, riche en éléments très divers. Mais les indices ne concordent pas les uns avec les autres, notamment en ce qui concerne la datation des objets remontés.

Alors, le rêve d'avoir découvert l'épave d'une frégate corsaire du XVIIIe siècle va-t-il s'envoler devant les résultats des analyses de datation ?

Ne comptez pas sur moi pour vous livrer les clés de l'énigme. Vous les découvrirez en regardant ce reportage, tout à fait didactique, et récompénsé par plusieurs prix. Bien sûr, le reportage suit un scénario, mais il n'en est pas artificiel pour autant. Je pense que c'est dû, notamment, aux personnalités très engageantes, sincères, des personnes qui interviennent. Mention spéciale à Michel L'Hour et Elisabeth Veyrat, du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM).

Et pour ceux qui ont des goûts éclectiques, comme moi, le DVD en question contient deux autres reportages très intéressants, l'un sur une jonque du XVe siècle en mer de Chine, et l'autre sur un grand navire de commerce étrusque au large de Giens en Méditerranée.

Trois voyages dans le temps, à savourer confortablement installé.


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Récompenses obtenues par le reportage :
- Meilleur film d'archéologie sous-marine, Cinarchea, Kiel - 2004
- Deuxième Prix, Trophée Mif Science, Festival de santé de Liège - 2004
- Grand Prix, KINEON, Bruxelles -2003
- Prix d'excellence, Festival du Film archéologique d'Amiens - 2003
- Grand Prix du festival du film archéologique d'Icronos, Bordeaux - 2002
- Prix Aventure scientifique, Festival du Scoop, Angers - 2002



Pour la petite histoire, j'ai fait la connaissance, voici quelques années, de Michel L'Hour, à l'occasion d'une animation associative sur l'archéologie sous les eaux en Aquitaine et en Pays Basque ; et, si je n'ai pas eu l'occasion de le rencontrer souvent par la suite, j'ai trouvé, tant en chair et en os que dans des reportages, il garde une simplicité dans son abord et dans sa façon d'être. Une qualité tout à fait appréciable.

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vendredi 22 février 2008

La France moderne vue par les cartes


P
uisse ce titre de billet ne pas vous amener à penser que je prends la cartomancie pour une m'amenant à comprendre la France des temps modernes. Les cartes dont il s'agit ne sont pas celle des tarots divinatoires, mais celles des géographes et historiens.

L'atlas de l'histoire de France XVIe-XIXe siècle, sous la direction de Jean Boutier (éditions Autrement, 2006, ISBN 978-2-7467-0787-X) court des frémissements de la Renaissance aux derniers sursauts de la Révolution de 1789. Même s'il aborde l'histoire par le biais du territoire, cet atlas est celui d'une géographie humaine et non physique, abordant des thèmes comme le monde paysan, les équipements culturels ou encore les places de négoce et de finance.
Chaque thématique est traitée sur deux pages en vis-à-vis, avec deux ou trois cartes, accompagnées chacune de son texte de commentaires.

Le complément idéal à des livres moins orientés vers l'image.

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jeudi 31 janvier 2008

Lapérouse, les enfants, l'opéra

Suite à une discussion avec des amis chanteurs lyriques, j'ai récemment pris connaissance l'opération pédagogique tout à fait exemplaire ORFEO (Organisation de rencontres pour la formation des enfants et des enseignants par l’opéra), organisée sous l’égide du Conseil Général des Alpes-Maritimes.

Et je découvre, avec plus d'un an et demi de retard, que l'OREFEO 2006 était consacrée à quelqu'un qui n'est pas un étranger de ces colonnes : Monsieur de Lapérouse.
Cette opération est présentée plus en détail sur cette page-là, qui vous permettra aussi d'écouter un extrait de cet opéra de Jon Appleton (musique et livret), Le dernier voyage de Lapérouse.

Quant à moi, je vais essayer de contacter les organisateurs d'ORFEO et d'en savoir plus sur leurs actions et sur cette oeuvre en particulier.


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mardi 18 septembre 2007

Un pont transatlantique entre écoles

Baguenaudant sur la toile, sur les traces de Beaumarchais, j'ai découvert un site internet réalisé à partir du travail de deux écoles, la Primary School de St Matthews, à Louisville, au Kentucky (Etats-Unis) et le Collège Louis-Pasteur, à Montbard (France) dans le cadre du Concours franco-américain Histoires Croisées en 2005. Le site est consacré au sujet "France Etats-Unis : une histoire d'une relation énigmatique, a story of a troubled relationship".

Ces élèves ont ainsi pu découvrir, au cours de leur préparation, Charles de Vergennes, Beaumarchais, dont les noms viennent peut-être moins vite à l'esprit que celui de Lafayette. Des personnages qui trouvent pleinement leur place dans ces colonnes-ci et auxquels ils ont consacré quelques textes.


Au-delà de l'anecdote de ces figures dix-huitièmistes côtoyées par ces collégiens, je salue le travail de pédagogie mené dans ce projet, pour amener jeunes Français et jeunes Etats-uniens à se regarder sans préjugés.

vendredi 24 août 2007

Visiteur clandestin

 
C'est le regard d'un jeune passager clandestin que Richard Platt (textes) et Stephen Biesty (illustrations) ont choisi pour nous faire entrer dans les secrets d'un grand navire de guerre de la marine anglaise, la Royal Navy, dans le livre A bord d'un vaisseau de guerre (Gallimard, 1993, ISBN 2-07-58139-X).

Compte tenu des rudes conditions pour les marins d'un tel navire, il est peu probable que quiconque ait eu envie de monter à bord comme passager clandestin. Mais c'est un parti pris tout à fait acceptable pour un livre pédagogique, car ce sera là un regard qui ira dans chaque coin et recoin du navire.
Organisé en dix chapitres de deux pages chacun (« Larguez les voiles », « La santé à la mer », « Escale en vue », etc.) et d'un glossaire, ce livre joue avec brio la carte de l'illustration. Chaque page de droite est ainsi une coupe transversale du navire, qui permet d'en comprendre non seulement l'architecture elle-même, mais aussi les répartitions de l'espace entre les diverses fonctions d'un navire (les stockages de vivre, les lieux de vie de l'équipage et ceux des officiers, etc.).
Le navire qui a servi de base à ces illustrations n'est autre que le Victory, célèbre pour avoir eu à son bord, à la bataille de Trafalgar, l'un des plus célèbres amiraux de son temps, le talentueux, manchot, et borgne, Horatio Nelson.
Le Victory ? Nelson amiral ? Vous pousserez peut-être des cris, faisant valoir que Trafalgar n'est pas vraiment XVIIIe siècle. Je n'irais pas prétendre le contraire. Mais je répondrai que le Victory a été lancé en 1765, et qu'il est donc représentatif des vaisseaux de ce gabarit à cette période-à.
Même en dehors de toute passion pour les navires de guerre, ce livre est une très intéressante fenêtre ouverte sur ces grands navires, jusque dans leurs entrailles, sans oublier les aspects humains de ce château-fort naviguant.

mardi 21 août 2007

Premiers embruns

Le premier livre qui me vient à l’esprit pour faire découvrir les aspects les plus maritimes de la marine à voile du siècle des Lumières se trouve au rayon « jeunesse ». Enfin, quand je dis « se trouve », c’est un peu utopique. Vous ne le trouverez pas au rayon « jeunesse » d’une librairie. Il vous faudra l’emprunter dans une bibliothèque ou le chercher du côté des bouquinistes et sites de vente d’occasions. Car il est malheureusement épuisé depuis des années (mais je ne perds pas espoir de le voir réédité).

C’est un des livres de la très didactique collection « La vie privée », des éditions Hachette. En l'occurrence, La Vie privée des hommes à bord des grands voiliers du XVIIIe siècle, de Pierre-Henri Sträter (textes) et Pierre Brochard (illustrations) (Hachette, 1979, ISBN 2-01-004684-6).


Je n’ai jamais eu de honte à découvrir un sujet en commençant par un livre destiné à la jeunesse. Les efforts faits par leurs auteurs pour présenter une thématique en la rendant très abordable sont à saluer, et l’on se rend compte que la simplification ne tombe pas forcément dans le simplisme.



Ce livre est organisé, comme les autres volumes de cette collection, en courts chapitres de deux pages, riches en illustrations. Bien sûr, la maquette et l’iconographie ne sont pas comparables à ce que l’on peut trouver dans des ouvrages actuels comme ceux de la Collection Les Yeux de la Découverte chez Gallimard Jeunesse, où l’infographie apporte toutes ses facilités. Mais c’est déjà une réussite.


Alors fouillez, fouinez, et vous en trouverez probablement un exemplaire. Et vous sentirez les premiers embruns !

dimanche 19 août 2007

Vous fais-je un dessin ?


A
l'occasion des animations autour de Fanfan la Tulipe à Laas, j'ai découvert le travail d'un illustrateur au travers de planches uniformologiques et d'un jeu de 32 cartes. J'avais probablement aperçu des réalisations de Pierre Joux dans des revues comme Vae Victis dont je suis fidèle lecteur, mais je dois reconnaître que je n'avais pas poussé la curiosité jusqu'à rechercher d'autres productions éventuelles de cet illustrateur.
Découvrir ses planches a donc été l'occasion de me pencher plus en détail sur ce travail.

Si j'apprécie les planches uniformologiques, et notamment celles de Michel Pétard (rappelez-moi, s'il vous plaît, de donner un coup de lanterne sur cette plume magistrale), celles de Pierre Joux m'ont plus particulièrement attiré parce qu'elles ne se contentent pas de présenter un soldat en uniforme dans une position guindée, façon mannequin de musée. Bien au contraire, les soldats de Pierre Joux, officiers ou hommes du rang, sont mis en situation, que ce soit une scène de famille, une discussion de taverne ou une rencontre un peu leste avec une paysanne peu farouche.

Facilité offerte par l'internet, quelques minutes avec un moteur de recherche m'ont permis de trouver le site internet de Pierre Joux, et de découvrir plus largement son travail.
Je vous encourage à en faire autant, vous tomberez peut-être sur quelque chose d'insoupçonné. C'est ainsi que j'ai appris l'existence d'une bande dessinée ayant pour cadre Venise en 1796. BD qui n'est pas référencée sur le site de la Bédéthèque. Imaginez donc mon « il me la faut ! » en parcourant les quelques planches de démonstration.

Prenant ma plume (électronique, c'est vrai), j'ai écrit hier à Pierre Joux pour solliciter l'emploi d'une de ses images pour illustrer ce billet que je préparais. Moins d'une heure plus tard, je recevais une réponse, triplement agréable en ce sens qu'elle était positive, qu'elle contenait une série d'images dont je peux disposer pour illustrer le message, et qu'elle s'accompagnait d'un compliment sur ce blog.
Il n'est pas question que j'abuse d'une telle générosité, aussi je n'ai retenu que deux illustrations : une carte extraite du jeu de 32 cartes de la série Louis XV, et une planche « uniformologique mise en scène ». J'espère ainsi vous donner la curiosité d'en savoir plus sur cet illustrateur.

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samedi 11 août 2007

Retrouver L&M

Lagarde & Michard, le genre de duo dont le seul énoncé du nom est capable d'arracher des soupirs à des classes entières de collégiens ou lycéens. Et je dois dire que j'avais gardé des souvenirs mitigés de ces duettistes, ou de leurs manuels. Ou, plutôt, devrais-je dire, de la façon dont leurs manuels avaient été employés par certains de mes enseignants de français.

Mais, récemment, il m'est venu l'envie de les redécouvrir et, plus précisément, de redécouvrir le tome consacré au XVIIIe siècle, en l'achetant chez un bouquiniste relativement spécialisé dans les manuels scolaires.

Ma première curiosité, anecdotique s'il en est, fut de découvrir leurs prénoms. Derrière Lagarde et Michard, il y a André et Laurent. Fichtre ! Savoir que ces deux noms ont des prénoms, voilà qui leur donne une humanité que je ne ressentais pas en entendant « Lagarde & Michard » sur les bancs du lycée. « Lagarde & Michard », ça faisait plus froid, comme un écho de « Smith & Wesson ».

Sorti de l'anecdote, je me suis pris à feuilleter le manuel. A revoir non seulement ces textes choisis (de Fontenelle à Rousseau, en passant par Marivaux), mais les notes, les mises en contexte, et les illustrations (Watteau, Lancret, et autres Moreau). Puis je suis passé du feuilletage à la lecture. Et c'est avec un regard bien différent de celui du lycéen que j'ai lu ce livre, un regard nourri de curiosité « volontaire » et non d'obligation et, croyez-moi, cela fait une grande différence.

Je pense que je n'avais pas, à l'époque, les clés pour comprendre ces textes, ces auteurs, mais surtout la façon dont ils étaient révélateurs d'un monde. La sectorialisation des enseignements, les cloisons quasiment hermétiques entre les différentes disciplines d'un programme scolaire empêchent d'appréhender les liens entre une situation politique, un courant de pensée philosophique, une mode picturale. Il manque une mise en perspective, une façon de découvrir ce grand ensemble.
C'est un peu comme pour un jardin à la française : si vous le regardez en étant au niveau du sol, vous ne percevez que des détails. Mais montez à l'étage du château et observez le jardin de plus haut, et vous en percevrez les motifs d'ensemble.

Lagarde & Michard, André & Laurent, vous ne lirez probablement pas ce billet, mais il fallait que je le dise : en vous lisant aujourd'hui, je vous vois bien différemment. Pour vous apprécier, il fallait que je vous voie de plus haut.


Lagarde et Michard, Littérature du XVIIIe siècle - Les Grands Auteurs français du programme - Anthologie et Histoire littéraire (Bordas, 1993, ISBN-13: 978-2040162139)

vendredi 8 juin 2007

Pédagogie dix-huitièmiste

On ne soupçonne pas toujours les richesses des centres pédagogiques. En l'occurrence, celui du Centre national de documentation pédagogique. Il a édité en 2001 un CR-ROM intitulé J'ai vécu au XVIIIe siècle, et présenté plus en détail sur cette page-ci et analysé sur celle-là.

Son contenu semble alléchant :

"Ce cédérom, utilisable en collège et en lycée, est une banque de données de documents multimédias sur la vie quotidienne en France au XVIIIe siècle. La période couverte par les documents va de 1660 à 1790 et concerne surtout la France. C’est une nouvelle édition de la version sur disquettes, remaniée et largement enrichie qui offre 1 687 documents multimédias (textes, affiches, gravures, graphiques) et 89 documents sonores (chansons enregistrées avec des instruments traditionnels et extraits musicaux). Un lexique de 6 700 entrées, accessibles en hypertexte à partir des documents, et des chronologies thématiques affichables à tout moment complète l’ensemble."

Il ne me reste plus qu'à trouver un moyen de mettre la main dessus, et de revenir vous en parler plus avant dans mes billets.