lundi 1 septembre 2008

Le XVIIIe au quai Branly


J
e n'ai pas encore eu l'occasion de visiter le musée du quai Branly. Mais je suis bien impatient de m'y rendre.

En attendant d'en franchir les portes et de m'y laisser porter au gré de ma curiosité, j'attise mon impatience déjà grande en feuilletant le catalogue de ses publications.

J'y ai repéré le catalogue d'une exposition très originale, catalogue que je me suis empressé de commander (Jardin d'Amour, Yinka Shonibare, coédition musée du quai Branly Flammarion,, 2007, ISN 978-2-915133-35-6 / 978-2-080116-22-2) à défaut d'avoir pu visiter l'exposition qui s'est déroulée du 2 avril au 8 juillet 2007.

Le jardin d'amour de Yinka Shonibare est découvrir à plusieurs niveaux, celui de la création artistique, bien sûr, mais aussi celui de la rencontre des cultures, celui du choc des histoires, celui de la satire, et peut-être d'autres encore.

Le XVIIIe siècle français, celui de Fragonard, revisité par un artiste nigérian. Un régime où les nantis se pavanent dans la frivolité, mis en scène avec des mannequins sans tête préfigurant les décapitations révolutionnaires, les soies et velours dix-huitièmistes représentées par les tissus « wax » qui nous semblent typiquement africains (ce sont les tissus des « boubous ») mais qui ont des origines indonésiennes, la richesse des Européens construite en partie sur le commerce et l'exploitation des esclaves africains, ...

Une « installation » qui est donc une interpellation.


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La présentation de cette exposition sur le site du musée.
Un regard autre que le mien, avec lequel je trouve beaucoup de convergences, sur cette page-là.


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2 commentaires:

Andromède a dit…

Très alléchant, effectivement ! Et si en plus elle est montée dans le décor du Quai Branly tel que je m'en souviens, ce sera d'autant plus frappant. Le musée en lui-même est très bien, si vous avez l'occasion de le visiter en plus de l'expo ( si vous y allez ), n'hésitez pas !^^

Monsieur de C a dit…

Pour l'expo, j'ai un an de retard, je ne peux la découvrir qu'au travers du livre qui la présente.

Mais je compte bien passer du temps au musée Branly.